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Observez les vitrines des magasins de bijoux : l’ambre est à nouveau à la mode, comme dans les années 1930. Voici un collier que portait ma grand-mère maternelle à cette époque. Il est en ambre de la Baltique, haut lieu de cette gemme
organique.
Dès l’âge de Bronze, cette résine de conifère fut très
recherchée et devint l’objet d’un commerce florissant entre la Mer Baltique et la Méditerranée, le long des fleuves « teutons » de la Vistule, de l’Elbe et du Danube.
Pline l’Ancien raconte que l’explorateur grec Pytheas visita, en mer du Nord, l’île d’Abalos, où les habitants se chauffaient en faisant brûler des briques
d’ambre.
La combustion est d’ailleurs le seul test véritablement fiable pour vérifier l’authenticité de l’ambre. D’autres tests, moins définitifs, peuvent toutefois être pratiqués, pour débusquer une contrefaçon en
copal ou… en plastique.
L’ambre est très électrostatique. Après l’avoir frotté avec un chiffon doux, on l’approche de petits morceaux de coton ou de papier qui viennent se coller à lui et démontrent qu’il mérite bien
son nom grec, elektron (d’où provient le mot électricité).
Gratté à la pointe d’un couteau, l’ambre s’effrite. Plongé dans de l’eau chaude, il sent le pin brûlé.
Si on pique l’ambre avec une aiguille chauffée à blanc, celle-ci laisse une marque blanche et l’ambre s’effrite alors que sur du plastique, vous obtiendrez une marque noire accompagnée d’une
odeur âcre.
Enfin, si on frotte l’ambre avec de l’acétone (ou un dissolvant pour vernis à ongles), il reste intact. Le plastique, lui, se dissout et le copal devient collant.
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